Comment flécher les investissements vers les PME dans l’Assurance Vie ?

Le gouvernement et les professionnels cherchent à faciliter l’investissement productif des assureurs vie dans des actifs longs en particulier vers les PME. Cela pourrait passer par la création de nouveaux contrats d’assurance-vie en euros et un élargissement de l’offre des contrats en unités de compte.

L’assurance-vie est appelée à jouer un rôle clef pour apporter des fonds propres aux entreprises. Les intermédiaires financiers et le gouvernement ont évoqué plusieurs pistes d’évolution de ce produit d’épargne très prisé des Français, lors de l’évènement organisé lundi dernier par le groupe La République en Marche a l’Assemblée Nationale.

L’un des principaux chantiers du moment est le développement de nouveaux contrats d’assurance-vie en euros dits « euro bonifiés ». Les contrats en euros, principalement investis en obligations, sont aujourd’hui privilégiés par les épargnants car ils offrent une garantie en capital.

Moduler le taux des contrats d’assurance-vie en euros

Pour faciliter l’investissement des assureurs dans les actifs risqués, le gouvernement étudie cependant la possibilité dans le cadre  du projet de loi Pacte, de moduler la « garantie » offerte par ces contrats en fonction de leur durée de détention. Cette évolution, dont les contours sont encore flous, est soutenue par les assureurs.

Plus d’unités de compte en capital-investissement

L’assureur AXA par exemple plaide pour que les contrats d’assurance vie investis en capital investissement ne soient pas réservés à des investisseurs avertis et fortunés. Il souhaite que soient développées des unités de compte en capital investissement pour le grand public. Ainsi, des « milliards d’euros » d’épargne française sont investis aux Luxembourg, du fait d’une réglementation plus favorable aux investissements de long terme.

Pour faciliter les investissements des assureurs dans les fonds propres des entreprises, le gouvernement souhaite par ailleurs faire évoluer le cadre prudentiel dit de Solvabilité 2. « Lors de la prochaine révision de ces règles, nous voulons y apporter un certain nombre d’adaptations pour favoriser l’investissement de long terme », a assuré hier le Premier ministre, Edouard Philippe. De quoi satisfaire partiellement les assureurs.

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